Thales, Bull, le CEA et deux acteurs français du cloud et de la virtualisation ont été retenus dans l'appel à projets France 2030 dédié au renforcement de l'offre de services cloud, opéré par Bpifrance. L'État apporte 20 M€, sur un total de 47 M€ mobilisés d'ici fin 2028.
L'objectif est précis : construire des services cloud et IA capables d'accueillir des données sensibles, avec une maîtrise accrue du logiciel, de l'administration et des mécanismes de sécurité, en cohérence avec le référentiel SecNumCloud de l'ANSSI. Les rôles se répartissent entre exploitation de services cloud sécurisés, cybersécurité et systèmes critiques, infrastructure de calcul, virtualisation et recherche. Les cibles sont les administrations et les organisations aux exigences de sécurité élevées.
Le signal pour les DSI est double. D'abord, la question n'est plus de savoir si une offre souveraine existe, mais si elle peut monter en charge : les porteurs du projet le disent eux-mêmes, l'enjeu est désormais l'échelle. Ensuite, la combinaison cloud et IA sur données sensibles devient un segment d'offre à part entière, distinct de l'hébergement qualifié classique.
À court terme, cela ne règle rien. Les services issus du consortium seront livrés progressivement jusqu'en 2028. D'ici là, les projets d'IA sur données sensibles doivent être arbitrés avec les offres disponibles, en documentant pour chaque cas d'usage le niveau de sensibilité, les exigences de localisation et de qualification, et la réversibilité.
Les organisations qui auront fait ce travail de classification pourront basculer les bons usages vers ces nouvelles offres. Les autres découvriront tardivement que leurs données les plus sensibles sont déjà engagées ailleurs.
#Cloud #CloudDeConfiance #SecNumCloud #SouveraineteNumerique #France2030 #IA #DSI #RSSI #Reversibilite #DonneesSensibles #ANSSI #GouvernanceIT